Arts & Sciences

Au Tombeau De Banville

by Algernon Charles Swinburne 1837–1909

From Astrophel and Other Poems

Arts & Sciences

La plus douce des voix qui vibraient sous le ciel
Se tait: les rossignols ailes pleurent le frere
Qui s'envole au-dessus de l'apre et sombre terre,
Ne lui laissant plus voir que l'etre essentiel,

Esprit qui chante et rit, fleur d'une ame sans fiel.
L'ombre elyseenne, ou la nuit n'est que lumiere,
Revoit, tout revetu de splendeur douce et fiere,
Melicerte, poete a la bouche de miel.

Dieux exiles, passants celestes de ce monde,
Dont on entend parfois dans notre nuit profonde
Vibrer la voix, fremir les ailes, vous savez
S'il vous aima, s'il vous pleura, lui dont la vie
Et le chant rappelaient les votres. Recevez
L'ame de Melicerte affranchie et ravie.

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Swinburne, Algernon Charles. “Au Tombeau De Banville.” Poetry Codex, poetrycodex.com/poem/swinburne/189/.

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Swinburne, Algernon Charles. “Au Tombeau De Banville.” Poetry Codex. https://poetrycodex.com/poem/swinburne/189/.

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